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19/12/2013

Ressources Humaines : Naissance du Compte Personnel de Formation (CPF) !

Dans notre article du 26 septembre 2013, nous évoquions l’inefficacité du système de formation professionnelle en France. Les 32 milliards d’euros qui lui sont dédiés chaque année ne couvrent pas efficacement les besoins des salariés et des demandeurs d’emploi. Ces derniers sont les véritables « laissés pour compte » du dispositif : seuls 12,5% d’entre eux ont accès à des formations (Source IGAS).

Fort de ce constat, le gouvernement souhaite que ces fonds soient mieux affectés et profitent davantage aux chômeurs. Un accord entre les syndicats, la CGPME et le Medef vient d’entériner la mise en place le Compte Personnel de Formation. Le DIF sera remplacé par le CPF qui devrait être opérationnel le 1er janvier 2015.

Quelles en seront les principales caractéristiques ?

Qui y aura accès ?

Tous les salariés

Quand est-il initialisé ?

Dès le début de carrière (dès 16 ans)

Combien de temps dure-t-il ?

Toute la carrière (même pendant les périodes de chômage)

Quel est le plafond ?

150 heures sur 9 ans

Qui abonde le compte ?

L’employeur, le salarié, Pôle Emploi, un accord d’entreprise

 

Ce dispositif a pour objectif de faire le lien entre les formations dispensées et les besoins du marché de l’emploi.

Le financement de la formation professionnelle évolue également. Les entreprises vont désormais devoir s’acquitter d’une contribution unique et obligatoire,  allant de 0,55% de leur masse salariale pour celles qui ont un effectif de moins de 10 salariés jusqu’à 1% pour celles qui ont plus de 50 salariés.

Véritable renfort de la GPEC, cette évolution du dispositif de formation professionnelle devra s’accompagner d’une prise en compte des besoins d’évolution des salariés. Au minimum tous les deux ans, des entretiens distincts des entretiens annuels devront être réalisés pour évaluer la situation des salariés, leurs perspectives d’évolution professionnelle et leurs besoins en formation.

L’observatoire des métiers verra son rôle s’accroitre afin de pouvoir anticiper les évolutions des marchés et d’adapter les offres de formations.

Ce projet n’a pas été signé par le syndicat CGPME qui considère que les petites entreprises et par voie de conséquence, leurs salariés, n’auront plus accès aux formations comme avant et que cela ne fera qu’accroitre les disparités d’accès aux formations entre grandes et petites entreprises.

Plus largement, ce dispositif devrait ajouter de la complexité quant à sa mise en œuvre dans les entreprises et la gestion des résultats post-formations. Quels indicateurs seront pertinents pour valider qu’une formation est réussie et valorise le collaborateur en terme d’employabilité ? Qui sera juge de l’efficacité : le service RH ? les opérationnels ? le collaborateur ?


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