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11/07/2014

Recrutement Cadres : Série sur les erreurs des candidats en entretien d’embauche – N°3 L’impréparation

On ne le répétera jamais assez : Un entretien de recrutement doit être préparé !

Voici les principaux exemples d’impréparation qui conduisent un candidat à passer à côté d’une opportunité.

Les recruteurs internes et externes analysent la motivation d’un candidat pour un poste et par extension pour une entreprise. Cela démarre avant l’entretien, chaque candidat doit s’intéresser au contexte (Entreprise / Poste) pour lequel il se déplace.

 

1.       Où ai-je rendez-vous ?

Question basique, pourtant à l’époque des GPS et des applications mobiles permettant de situer précisément le lieu d’un rendez-vous, il n’est pas rare de voir des candidats se tromper de site.

Les recruteurs ont pour habitude d’adresser des éléments géographiques (PDF, liens internet) pour faciliter l’accès.

Une erreur est envisageable, mais les recruteurs considéreront  souvent qu’il s’agit d’une erreur de débutant et que cela augure mal de la suite.

Dans la plupart des cas un nouveau RDV sera pris, mais il laissera une première impression que le recruteur tachera d’infirmer ou de confirmer.

Perception par un recruteur : le candidat ne s’attache pas aux détails basiques. Cela ne présage rien de bon en ce qui concerne son professionnalisme.

Conséquence : recrutement mal engagé, le candidat devra convaincre rapidement, dès le début de l’entretien.

Conseil du recruteur : si l’entreprise a plusieurs sites, faites valider préalablement l’adresse soit lors de l’entretien téléphonique, soit par mail.

 

 

2.       Avec quelle société ai-je rendez-vous ?

Il n’est pas rare de trouver des entreprises différentes ayant la même activité dans un même  bâtiment et parfois au même étage. Se retrouver à chercher la bonne société au dernier moment en passant d’étage en étage n’est pas très productif. De plus, le candidat arrivera en retard à son entretien et ne sera pas dans de bonnes dispositions pour passer son entretien.

Perception par un recruteur : le candidat ne s’attache pas aux détails basiques. Il n’a pas effectué de recherche sur la société. Il n’est pas intéressé par l’entreprise.

Conséquence : Le candidat se retrouve en posture de devoir prouver qu’il s’agit d’une exception et le recruteur lui mettra davantage de pression dans ses questions. L’entretien est déséquilibré dès le début.

Le recruteur peut considérer que le candidat n’est pas motivé par l’entreprise et qu’il n’est venu que parce qu’il y est obligé.

L’impact des biais cognitifs peut s’avérer important.

Conseil du recruteur : imprimer le mail de confirmation de RDV ou entrez les coordonnées de votre interlocuteur (entreprise, nom, adresse, etc.) dans les contacts de votre mobile.

 

 

3.       Avec qui ai-je rendez-vous ?

Dans la même veine, il n’est pas rare de voir des candidats écorcher le nom de leur futur interlocuteur. Pour les pires d’entre eux, il arrive qu’ils ne sachent pas qui ils vont rencontrer.

Si les candidats n’apprécient pas quand on maltraite leur patronyme, il en va de même pour les recruteurs. D’autant plus que chaque RDV est confirmé par e-mail et que les noms des interlocuteurs y sont écrits correctement.

Il est important de connaitre les parcours de ses interlocuteurs avant chaque entretien, afin de savoir s’ils ont des parcours techniques ou fonctionnels. Ainsi, chaque candidat peut adapter son discours aux attentes des recruteurs (internes ou externes).

Si vous rencontrez un Directeur Technique, votre présentation sera axée sur les problématiques technologiques et méthodologiques auxquelles vous avez été confrontées.

Si vous rencontrez un membre des RH, votre synthèse de parcours portera sur les responsabilités prises, les savoir-faire et les savoir-être …

En vous intéressant aux parcours de vos futurs interlocuteurs, vous pourrez également trouvez des points communs et échanger ensemble sur des expériences similaires (cursus initial, mêmes entreprises, relations personnelles communes, …).

Perception par un recruteur : le candidat ne s’attache pas aux éléments de formes et de fonds. Le respect des convenances et des interlocuteurs n’est pas la priorité du candidat. Il n’a pas cherché à anticiper.

Conséquence : cela dépend du recruteur. Toutefois, certains d’entre eux peuvent en prendre ombrage et chercher à confirmer que le candidat ne correspond pas à ce qu’il recherche.

D’autres s’attacheront à laisser le candidat démontrer ses motivations et compétences, avant de donner leur avis.

Ne pas s’intéresser aux personnes décisionnaires dans le processus de recrutement est souvent synonyme d’échec.

Conseil du recruteur : si les recruteurs utilisent les réseaux sociaux pour chasser ou se renseigner sur un candidat, rien ne vous interdit d’en faire de même. Si vous passez par un Cabinet de recrutement, demandez au consultant en charge de votre candidature de vous présenter (avant votre entretien) les interlocuteurs que vous allez rencontrer.

 

 

4.       Pour quel poste ai-je rendez-vous ?

Lors de la prise de contact initiale, le recruteur présente le contexte de sa recherche et le candidat confirme son intérêt a priori pour le poste proposé.

Certains candidats peuvent venir à un entretien sans avoir relu leurs notes et être incapable de restituer ce qui leur a été dit à l’origine.

Perception par un recruteur : Le candidat est-il véritablement en recherche active ? Le candidat n’a peut-être pas pris de note lors du premier contact ; se base-t-il uniquement sur sa mémoire ? Quid de ses capacités d’organisation ?

Conséquence : Le candidat sème le doute chez le recruteur. Recrutement mal engagé

Conseil du recrutement : a minima, ayez l’annonce ou le descriptif de poste pour lequel vous avez RDV. Rares sont les entreprises qui ne publient pas les postes : vous les trouverez soit directement sur le site de l’entreprise, soit sur un jobboard. A défaut, regardez sur les réseaux sociaux les personnes déjà en poste dans cette entreprise et le périmètre de leurs fonctions.

 

 

5.       Quelle est l’organisation dans laquelle s’inscrit le poste ?

Alors que certains candidats connaissent le nom de la société qui recrute, ils ne cherchent pas à connaître son environnement (marché, concurrence, tendances …).

Pourtant, les recruteurs apprécient (vivement) qu’un candidat puisse resituer l’entreprise dans son « écosystème » et ainsi démontrer leur intérêt. En effet, chaque recruteur recherche des personnes qui sont intéressées à la fois par le poste et par l’entreprise. Dissocier les deux est impossible.

Perception par un recruteur : un candidat qui ne fait pas l’effort de connaitre l’entreprise et son environnement est-il véritablement en recherche active ? Quels sont ses leviers de motivation ? Le candidat est-il « juste » à la recherche d’un projet ou souhaite-t’il s’inscrire à plus ou moins long terme dans l’entreprise ?

Conséquence : le candidat sème le doute chez le recruteur. Recrutement mal engagé.

Plus le poste visé est élevé dans la hiérarchie, plus les managers en charge du recrutement vont chercher les éléments qui vont les rassurer sur la maîtrise théorique qu’un candidat a de leur organisation et s’il est susceptible de s’y intégrer facilement.

Conseil du recruteur : vous trouverez ces éléments sur le site institutionnel de l’entreprise. Vous pouvez aller plus loin en regardant les articles de presses parus sur la société. Vous pourrez ainsi préparer éventuellement un liste de questions / de sujets que vous souhaitez aborder sur le poste et le contexte.

 

 

6.       Comment valoriser mon parcours ?

99% des efforts des personnes qui cherchent un nouveau job se portent sur la rédaction de leur curriculum vitae. Ils peuvent y passer des semaines. Par contre, la préparation de leur présentation à l’oral est trop souvent négligée. Ainsi, il n’est pas rare de voir des candidats :

  • chercher leurs mots,
  • abuser de tics de langage,
  • ignorer les principales métriques / indicateurs jalonnant leur parcours,
  • lire leur CV au lieu d’en faire une synthèse
  • faire des raccourcis et finir leur présentation en 2 minutes
  • ne plus se souvenir de certaines expériences pertinentes au regard du poste pour lequel ils ont fait acte de candidature
  • se perdre dans les détails et faire l’impasse sur les expériences majeures
  • se « mévendre »

 

Perception par un recruteur : le candidat n’a pas fait d’effort de préparation. Il sous-estime les exigences de l’exercice et surtout du poste.

Il surestime ses capacités à l’oral ou, a contrario, il a peur de prendre la parole et de parler de lui-même.

Conséquence : rares sont les postes où l’on ne demande pas un minimum de capacité de communication orale. Donc, les candidats qui se satisfont d’un minimum, voire d’une absence, de préparation prennent le risque de ne pas être sélectionnés. Recrutement très mal engagé.

Conseil du recruteur : lors de votre présentation, après une première étape de synthèse de votre parcours professionnel, détaillez vos différentes expériences en passant plus de temps sur celle(s) en phase avec le poste. A contrario, ne récitez pas votre discours. Ca s’entend et ce n’est pas assez interactif.

 

Conclusion : les recruteurs attendent de la motivation de la part des candidats. Venir à un entretien les mains dans les poches garantit généralement un résultat : une opportunité ratée.

Que ce soit dans les détails de la prise de RDV ou dans la gestion des informations liées au poste et à la société, chaque élément est évalué par le recruteur et conditionne son évaluation globale.

Il est dommage de rater une opportunité pour un manque de préparation.

Les recruteurs considèrent que si un candidat est réellement motivé par une opportunité, il considérera ses efforts de préparation comme naturels et évidents.

 

 

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