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Curriculum vitae
18/12/2014

Recrutement Cadres : Les éléments à ne pas mettre dans son CV

Vous êtes nombreux à vous interroger sur les messages que vous véhiculez au travers de votre curriculum vitae. Pour certains, cette interrogation se mue en véritable crainte de commettre un impair et de ne pas être retenu dans une sélection de candidats pour cause de mention inadaptée.

 

Certaines mentions peuvent effectivement conduire au rejet d’une candidature, mais plus souvent elles peuvent induire les recruteurs en erreur. Donc, il faut garder à l’esprit que le CV doit guider les entreprises à comprendre le plus simplement possible ce qu’une personne recherche.

 

Voici les éléments qu’il convient de ne pas intégrer dans son CV :

 

1.       Trop d’informations dans la partie indentification

C’est la partie la plus simple, le prénom, le nom, l’adresse, le numéro de téléphone et l’adresse e-mail suffisent. Pour ceux qui possèdent des patronymes susceptibles d’entrainer une confusion avec un prénom, il est préférable d’ajouter la civilité M. ou Mme, et de mettre votre nom en majuscule.

Les éléments liés à l’âge, au statut marital et au nombre d’enfants et à leur(s) âge(s) ne sont ni obligatoires, ni recommandés. Toutefois, en ce qui concerne l’âge d’une personne il est possible de l’estimer au travers du nombre d’années d’expérience et du cursus initial de formation.

Il est interdit aux recruteurs d’interroger les candidats sur leur sphère privée. Le statut marital, le fait d’avoir des  enfants : ces critères ne peuvent être pris en compte dans la sélection car ils sont juridiquement proscrits. Il n’est donc pas nécessaire d’en faire mention.

Si l’objectif visé par le candidat est de démontrer sa stabilité ou la qualité de son ancrage dans une société, ceci peut être démontré principalement au travers des expériences.

Le numéro de sécurité social ne doit en aucun cas apparaitre sur un CV.

 

 

2.       L’auto-promotion

Les entreprises apprécient peu les laïus de début de CV qui ressemble à de la pubilicité. Exemple : « Dynamique, ponctuel, je mène à bien tous les projets qui me sont confiés, ... ». Dans un CV, il convient d’être factuel. Si un candidat souhaite mettre une compétence en valeur, celle-ci doit être associée à un exemple et/ou à une métrique vérifiable. Par ailleurs, ces éléments feront plus l’objet d’une lettre de motivation ou d’un mail de motivation.

 

 

3.       La rémunération

Indiquer une fourchette de salaire sur son CV est contre-productif, inutile et cela transmet un message négatif. En effet, les entreprises peuvent considérer qu’un candidat qui met cet élément en avant sur son CV est motivé en priorité par l’argent et non par son métier. En outre, si vous répondez à une offre d’emploi, il est possible que le niveau de rémunération soit mentionné dans l’annonce. La rémunération est un élément de négociation et il est préférable d’en discuter de vive voix, soit lors d’un entretien téléphonique, soit au cours des entretiens.

 

 

4.       L’intitulé du poste flou ou difficile à comprendre

C’est une des erreurs les plus répandues : indiquer une fonction générique ou reprendre l’appellation de son poste actuel. En effet, mettre en avant des titres tels que Chef de Projet, Ingénieur, Directeur de Projet, Consultant, Architecte,  ...,  sont trop vagues et ne permettent pas aux recruteurs d’identifier clairement et au premier coup d’œil le positionnement d’un candidat.

Certaines entreprises possèdent des appellations internes qui n’ont pas le même sens selon les secteurs d’activité : bundle manager, directeur de site, responsable d’exploitation, ...

Les acronymes sont à éviter, car ils ne seront pas forcément bien compris par tous les recruteurs. Exemple : IC / ITSM peut être décomposé en Ingénieur Consultant / IT Service Management. Il faut toujours garder à l’esprit que les recruteurs sont de trois types :

- Les RH (spécialisées ou non)

- Les opérationnels

- Les directions générales

Les informations présentées doivent donc s’adresser à un public large.

 

 

 

5.       L’intitulé du poste que l’on ne cherche pas

Erreur fréquente également, certaines personnes indiquent un poste sans en maîtriser toujours totalement le sens, ni ces implications. Exemple : « Product Owner » mentionné en haut de CV et Consultant Avant-Vente comme poste réellement souhaité, mais non mentionné dans le curriculum vitae. La conséquence : des sollicitations faites par des recruteurs recherchant des « Product Owner » et un candidat qui comprend tardivement que sa recherche n’est pas sur la bonne voie pour réussir.

Ceci ne signifie pas qu’une personne n’est pas intelligente et qu’elle ne comprend pas ce qu’elle fait, mais ce cas de figure arrive fréquemment à des personnes qui ont passé de nombreuses années dans une même entreprise. Ces personnes répliquent un schéma qu’elles maitrisent totalement et par réflexe postulent à des fonctions similaires dans d’autres entreprises. Il ressort qu’après plusieurs mois de recherches infructueuses, ces candidats modifient leur axe de recherche afin d’être enfin en phase avec leurs attentes.

 

 

6.       La photo « exotique »

A l’heure des réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Pinterest, ..., et de l’effacement de la frontière entre les sphères privée et professionnelle, il peut y avoir des confusions de genre. Ainsi, des photos issues du domaine de la vie privée (mariage ou vacances par exemple) sont parfois utilisées sur des CV. Le message véhiculé n’est pas le bon.

Si un candidat fait le choix d’intégrer une photo dans son CV, il doit présenter une image professionnelle, assurée et rassurante. Lors de l’analyse d’un CV, l’impact d’une photo est parfois tellement important que certains recruteurs se limitent à sa seule vue, sans prendre le contenu du CV en considération.

 

 

7.       Les formations avant le BAC

Le secteur informatique recrute  la plupart du temps a minima à BAC+2. Il est donc inutile de mentionner son BEP ou son CAP.

De plus en plus de recruteurs se concentrent sur les diplômes les plus importants obtenus par un candidat. La formation continue est très appréciée et doit être mise en avant.

 

 

8.       Les formations « éparpillées »

Certaines personnes, victimes de conseillers en orientation peu en phase avec les réalités du marché du travail, ont suivi des parcours de formation sans cohérence forte. Exemple : cursus initial en informatique, puis en commerce, puis en psychologie, puis en informatique à nouveau (cet exemple est particulier et extrême, mais  il a posé d’énormes problèmes à ce candidat, car les entreprises ne comprenaient pas le manque de cohérence de ce parcours et préféraient ne pas prendre de risques en l’embauchant). Il ne s’agit pas de masquer un parcours, mais de mettre en avant les formations qui sont en phase avec le poste visé.

 

 

9.       Les formations professionnelles obsolètes

En 2014, savoir qu’un chef de projet infrastructure IT a été certifié MCP en 1997 n’a que peu d’intérêt pour un recruteur. Nous préconisons d’ôter du CV toutes les formations et certifications qui ont plus de 3 ans, ainsi on se concentre sur les derniers acquis professionnels et on évite « l’effet de remplissage ».

 

 

10.   Les compétences obsolètes

Dans le même esprit, laisser des compétences de développement en Cobol, en administration Ingres ou en conception de composants COM/DCOM n’a plus aucun intérêt.

 

 

11.   Les expériences de début de carrière

Après 5 ans d’expérience, il n’est plus utile de mettre ses stages professionnels dans son CV. Pour les personnes disposant d’une expérience supérieure ou égale à 15 ans, les premiers postes occupés doivent faire l’objet de résumés brefs, ce qui permet de raccourcir les CV en se focalisant sur les compétences valorisables rapidement et en lien avec le poste visé.

 

 

12.   Les compétences linguistiques limitées

Pour éviter « l’effet de remplissage », il est conseillé de n’indiquer que les langues réellement maîtrisées. Dans un souci d’honnêteté évident, il vaut mieux ne pas mettre en avant une compétence linguistique non avérée. La mention « allemand scolaire », sachant que vous avez 15 ans d’expérience professionnelle, n’a pas de sens.

 

 

13.   La malhonnêteté

C’est évident, mais inventer des compétences, des expériences ou des formations, modifier les durées des expériences, ..., mentir sur ses responsabilités, n’est jamais une solution. Les entreprises cherchent les incohérences dans les CV et lors des entretiens. Si un candidat est recruté « grâce » à ses mensonges et qu’il s’avère incompétent, l’entreprise pourra le licencier et dans les cas extrêmes, obtenir l’annulation de son contrat de travail. A l’heure des réseaux sociaux professionnels, ces éléments sont facilement vérifiables et le contrôle de référence facilité. La cohérence des informations CV vs réseaux sociaux est donc importante.

 

 

14.   Les références professionnelles

La plupart des entreprises demandent des références émanant d’anciens managers. Vous pouvez indiquer que vous êtes prêt à fournir ces informations sur demande. Il est préférable de ne pas les mettre directement dans son CV pour des raisons de confidentialité et pour éviter que certaines personnes manquant d’éthique ne s’en servent pour des visées commerciales ou autre, n’ayant aucun lien avec le recrutement.

 

 

15.   Les points de vue personnels

Un CV n’est pas une tribune politique ou religieuse, pas plus que le véhicule de pensées philosophiques. Les entreprises recherchent des collaborateurs qui respectent une stricte réserve sur ces sujets.

 

 

16.   Les motifs de rupture contractuelle

Ces éléments sont abordés lors des entretiens avec les services RH et les opérationnels, il est inutile et déconseillé d’en faire mention dans le CV. Si un candidat souhaite mettre en avant qu’il est libre de tout engagement, il peut indiquer : disponibilité immédiate.

 

 

17.   Les hobbies sans fond

Les activités extra-professionnelles peuvent être mentionnées. Il n’y a ni obligation ni interdiction. Cependant, il est préférable de s’en tenir aux activités que l’on pratique réellement. En effet, les recruteurs profitent souvent de cette partie pour amener la conversation sur un mode moins formel, et si, la réponse d’un candidat se limite à : « Ca fait 5 ans que je ne joue plus ... », l’échange tourne court.

Cette partie du CV peut permettre de trouver des points communs entre le candidat et le futur manager.

 

En conclusion : il convient d’éviter « l’effet remplissage » qui vise à être exhaustif ou à combler un manque de compétences. Un CV est lu en 30 secondes pour définir si un profil est présélectionné ou non, donc il faut s’attacher à faire simple en allant à l’essentiel et en se concentrant sur les éléments majeurs du CV : Compétences, expériences, formations.

Un CV doit être axé sur les faits et mettre en avant ce qu’un candidat recherche comme poste. Si les éléments du CV ne sont pas clairs pour son rédacteur, il ne sera pas non plus pour les lecteurs.

Avant d’adresser un CV, il faut s’assurer qu’il passe les bons messages.


 

 

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