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16/01/2014

Recrutement Cadres : Comment justifier d’un trou dans son parcours professionnel ?

Un parcours professionnel est rarement linéaire. Les crises successives n’épargnent pas le secteur informatique. Plus de 70000 informaticiens et spécialistes des télécoms sont actuellement au chômage.

Les plans sociaux et économiques, les réorganisations, les faillites ont touché des profils  de tous types, indépendamment de la qualité des cursus initiaux et des expériences professionnelles.

Les tensions sur les recrutements ont eu pour conséquences la réduction du nombre de postes ouverts et l’allongement des durées de prises de décisions.

Nombreux sont les cadres qui ont découvert pour la première fois le chômage et la lutte féroce nécessaire pour retrouver un nouvel emploi.

Les périodes de chômage s’allongent et il devient difficile de justifier d’une inactivité de plus de six mois.

Les entreprises privilégient les candidatures de cadres encore en poste, quitte à devoir attendre 3 mois que leurs préavis se terminent. Etre au chômage peut se transformer en calvaire, dés lors qu’un cadre possède un profil moyen ou en décalage avec les (rares) besoins du marché.

Si à compétences équivalentes un recruteur préfère embaucher un cadre en poste plutôt qu’un cadre au chômage, comment faire pour sortir de ce  cercle infernal.

Il est clair qu’il n’y a pas de solutions évidentes et chaque situation personnelle nécessite une réponse adaptée. Donc que faire lorsque les mois défilent, que les solutions semblent inexistantes et que le CV devient de moins en moins attractif ?

L’état d’esprit est un premier point à prendre en considération. Les recruteurs ne retiennent que les personnes qui ont confiance en elles et qui semblent équilibrées.

Si un cadre est au chômage depuis plus de 6 mois, les recruteurs vont analyser pourquoi. Ils écarteront les profils :

  • Qui n’ont pas (plus) confiance en eux
  • Qui attendent que la solution leur vienne toute seule
  • Qui ne veulent faire aucune concession
  • Qui ne veulent pas comprendre que les attentes du marché évoluent et refusent de s’adapter

 

Une période d’inactivité peut et doit s’expliquer de manière simple.

Lors d’un entretien de recrutement il convient d’en parler, sans honte ni culpabilité. Les accidents de parcours arrivent, ce n’est pas une fatalité. Il est préférable d’en parler avant que le recruteur ne pose la question, ceci montre que l’on assume sa situation et que l’on ne craint pas d’en parler.

Il est inutile de mentir, les recruteurs détectent les anomalies. Il est nécessaire de démontrer ses efforts pour retrouver un emploi, sa stratégie de recherche et son projet professionnel. Vous avez eu besoin de prendre du recul après une expérience éprouvante, vous avez eu des projets personnels, vous avez activement chercher un poste mais sur des entreprises et des fonctions ciblées,etc. Voici nombres d’activités.

Il faut éviter les commentaires dépréciatifs sur les entreprises et leur incapacité à gérer leur recrutement. Les personnes qui se montrent aigries ne sont pas embauchées.

Régulièrement les candidats ne savent pas présenter leurs actions ou projets pour retrouver un emploi. Ainsi, un projet de création d’entreprise, de voyage autour du monde, le dépôt d’un brevet, une formation certifiante ou diplômante, un congé parental, peuvent être présentés positivement et être accueilli de la même manière par les recruteurs. Tout dépend de la dimension « marketing » que l’on peut mettre en avant afin de séduire.

Une période d’activité non rémunérée peut être valorisée efficacement et mettre en avant des traits de caractère et des qualités recherchés par les entreprises :

  • Le refus de se laisser aller
  • La mise en œuvre de projets (même personnels)
  • L’action
  • La transmission de compétences
  • Le bénévolat
  • La créativité

 

Les recruteurs recherchent des personnes qui prennent leur vie en mains.

Lors des entretiens, même si les périodes d’inactivités sont longues, le candidat doit mettre en avant les points forts de ses expériences et de ses compétences. Ensuite, il doit montrer ses ambitions et les moyens qu’il est prêt à engager pour parvenir à les atteindre.

Ce qu’il faut éviter :

  • Inventer des expériences dans son CV
  • Se plaindre
  • Faire état de stages de retour à l’emploi ou de formations de complaisance sans rapport avec le poste ciblé.

En conclusion : Le chômage n’est pas une fatalité. Rechercher un emploi n’est pas une tare. La posture en entretien doit être positive, constructive et ambitieuse. Si le doute s’insinue dans votre tête, parlez-en rapidement avec votre entourage afin de retrouver de la confiance et de l’énergie. On ne retrouve pas un emploi sans confiance en soi.

 


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