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Resilience
28/11/2013

Management : La résilience

La résilience se traduit par la capacité ou non d’un individu ou d’une organisation à dépasser un traumatisme. Le manager est confronté quotidiennement à des situations changeantes. L’entreprise est un lieu où s’affrontent des égos et des objectifs personnels souvent contradictoires.

Les crises succèdent aux crises, tout comme les managers qui intègrent, puis quittent les entreprises au gré des réorganisations et des transformations.

Depuis les années 1990 les managers savent qu’ils sont une variable d’ajustement. Le cynisme a fait place au calcul pour parvenir à dépasser cette situation et pouvoir en profiter. Ainsi, les managers ont-ils développé un sens du changement pour continuer à progresser. Changer d’entreprise pour parvenir à atteindre ses objectifs personnels, tel est devenu l’état d’esprit des managers dans ce contexte. Ils ne s’inscrivent plus dans la durée et ne placent plus la fidélité en tête de leurs principes.

Les fusions acquisitions ont accéléré ce processus de détachement. Changer d’entreprise n’est plus seulement logique, mais impératif, voire salutaire.

Cette situation est même devenue la règle dans certains secteurs tels que la communication, les médias sociaux ..., une forme de zapping est née et devient la règle. Les jeunes recrues ont intégré ce processus et restent entre 12 et 18 mois au même endroit, puis s’en vont pour de nouvelles aventures dans d’autres entreprises.

Si ces mouvements sont réalisables avec une certaine facilité pour des profils juniors, cela est plus délicat pour des cadres séniors et les conséquences sont plus lourdes, car l’épuisement guette et le chômage à partir de 50/55 ans se généralise.

Malgré les difficultés du marché de l’emploi et des tensions que l’on peut vivre en entreprise, il est impératif de maintenir un haut niveau de conscience. Lorsque les difficultés surviennent le manager doit faire face en s’attachant à maintenir ses ressorts psychologiques. Il sera confronté à la colère, à la défense, au doute, parfois à l’abattement, à l’analyse factuelle et objective, au défi et à la positivité.

Ce cheminement, prend du temps et doit être réalisé avec le concours de coachs, de membres de son réseau professionnel, d’amis, ...

Aucune « réparation » ne peut se faire sans estime de soi, ni acceptation de ses principes fondateurs.

Chaque crise est l’occasion de faire le point et de profiter d’une ouverture d’esprit pour réévaluer ses compétences et d’en appréhender de nouvelles. Ces périodes d’introspection profonde permettent de se réinventer et de relancer « sa marque ».

3 principes sont à appliquer pour réussir sa résilience :

-          Revisiter son secteur d’activité à 360°

-          Accepter et favoriser l’accompagnement par des tuteurs bienveillants

-          Affirmer ses valeurs, ses principes avant d’envisager les notions d’argent

 

En période de crise, les managers en situation d’échecs doivent faire face aux situations suivantes :

-          La focalisation sur ce qui a fait leur réussite auparavant

-          Les excès de compassion et les feedbacks a posteriori

-          Les bilans exclusivement tournés vers l’échec, omettant les réussites passées

-          La perte de repère et le blocage psychologique sur l’échec

La résilience est fondamentale pour tout manager qui souhaite réussir à accompagner son entreprise dans ses mutations. Un manager fait le grand écart entre souplesse et détermination. La résilience se cultive. Un manager qui fait face, malgré les difficultés peut se retrouver en posture de leader et trouver sa place dans l’organisation et plus largement dans sa vie. Le manager se construit dans les épreuves. Il peut s’entrainer et développer sa résilience comme un athlète et même y prendre du plaisir.

Lorsqu’un manager lance un nouveau business, l’essentiel est qu’il soit convaincu au plus profond de lui-même que ce projet fait partie de lui et qu’il répond à ses aspirations. Si c’est le cas il surmontera les difficultés et réussira son projet.

Les entreprises ont besoin de cadres résilients, ce sont ces managers qui lui permettront de s’adapter aux défis de la mondialisation. C’est là le paradoxe des entreprises qui en se servant des managers comme des variables d’ajustement les ont conduits à développer une « compétence » fondamentale dont elles ont besoin pour continuer à se développer.

 


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