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Echec
02/12/2013

DSI : Pourquoi y a-t-il autant de projets qui échouent ?

Une étude récente réalisée par Innotas aux Etats-Unis met en évidence que 50% des entreprises ont eu un projet informatique qui a échoué au cours des 12 derniers mois.

Pour 74% des personnes interrogées la raison principale provient d’un manque de ressources pour mener à bien les projets gérés par les Directions des Systèmes d’Information.

La question d’un manque de chefs de projets compétents sur le marché est posée.

Après analyse il apparait qu'il y a suffisamment de chefs de projets disponibles sur le marché et que les salaires proposés (environ 106 000$ par an) sont au dessus de la moyenne des autres profils IT (85 000$ par an). La fonction de chef de projets reste attrayante.

Ce qui a changé c’est le rôle dévolu aux chefs de projets. Les fondamentaux restent les mêmes :

  • Management et gestion des projets
  • Communication entre les différentes parties prenantes
  • Motivation des équipes pour atteindre les objectifs

Mais avec l’émergence des méthodes de développement agile les chefs de projets doivent également prendre le rôle de leader dans les développements.

Les entreprises qui ont adopté l’Agile, voient un accroissement significatifs de leurs besoins de chefs de projets afin  de gérer un nombre croissant de projets applicatifs. Pourtant, dans les faits au lieu d’embaucher de nouveaux collaborateurs, les entreprises délèguent ces rôles aux staffs existants. Les effectifs de chefs de projets ne suffisent généralement pas à absorber la charge de projets et cette situation est rendue encore plus délicate par le manque de développeurs.

Si le manque de ressources explique en partie les échecs des projets IT, il apparait également que les Directions des Systèmes d’Information sont encore considérées comme des centres de coûts. Elle sont perçues comme un problème et non une solution. Dés lors que l’on augmente le nombre de projets qui leur sont dévolus sans pour autant adapter les ressources, les DSI ont forcément des problèmes. Il y a encore du chemin à parcourir avant que les DSI soit vues comme des business partners au même titre que les autres services des entreprises.

Les métiers veulent des applications qui leur apportent de la valeur ajoutée, ce qui est légitime, mais ils ne s’intéressent pas aux moyens pour y parvenir. Les DSI se retrouvent à devoir délivrer des solutions toujours plus complexes, avec moins de moyens, moins de ressources, des équipes surmenées et avec des objectifs qui changent régulièrement sans pouvoir définir des lignes claires en terme de stratégie.

L’étiquette de centre de coût conduit les DSI à se sentir souvent obligé de dire oui à tous les projets demandés par les métiers, même s’ils sont d’emblée voués à l’échec.

Les réductions des coûts ont atteints leurs limites dans la plupart des entreprises. Logiquement,  l’étude d’Innotas met en lumière la nécessité de maintenir un nombre suffisant de ressources afin de gérer efficacement les projets. Les coûts induits par les projets qui ont échoué dans les DSI devraient amener les dirigeants à adopter une stratégie d’investissements de moyens termes et pas uniquement de court terme et réactive.

Même si les chefs de projets ont appris à s’adapter aux contextes de réductions de coûts et d’effectifs, il n’en demeure pas moins qu’ils ne peuvent à eux seuls garantir la réussite des projets qui leur sont confiés. A trop vouloir faire des économies on finit par ne plus avoir les moyens de ses ambitions.

D’après une idée de Sharon Florentine


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